Chapitre 1:Une douce prison
Premier juillet,les vacances ont commencé pour les étudiants voilà déjà quelques semaines. Certains d'entre-eux se prélassent à la plage sur des serviettes multicolores. D'autres s'appliquent à déposer de la crème solaire sur leur peau empêchant les rayons nuisibles de leur brûler leur peau déjà bronzée. Certains partent en voyage. Les adolescents se prélassent profitant des vacances tant souhaitées. Les soirs, ils clavardent presque toute la soirée enfin certains parmi eux restaient toute la journée devant leur écran sans aucune lumière ruinant du même fait leur vue et le teint de leur peau déjà blême par le manque d'activités à l'extérieur.
Enfin tout semblait calme dans cette ville de France, Paris.
L'univers paisible de la ville n'était malheureusement pas la même dans toutes les maisons. Ce qui vient à justement un endroit spécial: la maison de la famille Desrosiers. On entendit l'entrée aux lettres faire son petit coulisement et redevenir silencieuse. Rosalie la mère de la maison descendit rapidement les marches et parourut rapidement le tapis bleu marin de soie jusqu'à la porte de bois fin. Elle se pencha et prit la lettre marquée du sceau de la poste. Impatiente, elle manqua de trébucher en se dirigeant dans la cuisine en se rattrapant de justesse. Elle maudit ces talons hauts qui n'étaient pas adaptés à la course.
Rosalie prit le couteau pour ouvrir les lettres et ouvrit l'envoloppe destinée à sa brillante fille. Elle sortit la lettre qui dégageait une douce odeur de rose. Elle pacourut la lettre des yeux en sautant les détails de tout le blabla inutile à ses yeux cherchant la réponse tant attendue. Soudain elle l'apperçut. Elle leva les yeux vers le ciel et remercia Dieu de ce cadeau. Il fallait qu'elle le dise immédiatement à sa fille.
-Virginie! Viens vite! C'est urgent. Tu ne regretteras pas crois-moi!
L'adolescente de 15 ans ouvrit paresseusement les yeux et tourna lentement sa tête vers le réveil matin. 7:30...Elle avait pourtant dit à sa mère de ne pas la réveiller avant 10:00. Même si c'était l'été Virginie passait la plupart de ses soirées à penser à ses écrits. Elle ferma les yeux. Depuis quelques temps, elle faisait des rêves étranges qui lui laissait des séquelles physiques. Elle se retourna sur le ventre et plia ses coudes s'élevant légèrement. L'épaisse couverture blanche glissa le long de son dos. Elle vit une tâche rouge sur son oreiller. Elle cligna des yeux et la tâche disparut aussitôt. Virginie se mit à genoux sur son lit, la couverture descendit totalement de son corps. Elle mit sa main droite sur son oeil gauche et elle soupira d'exaspération, ses illusions d'optiques commençaient à la fatiguer. Elle regarda le manuscrit qui se trouvait sur son bureau. Elle écrivait ses mémoires si jamais il lui arrivait quelque chose. Il devenait si difficile de nos jours de retrouver quelqun qui disparaissait trop mystèrieusement...Elle déposa ses pieds sur le sol froid de sa chambre. Elle regarda ses vêtements prévues pour la journée empilés sur sa chaise de travail. Elle se leva et retira le haut de son pyjama bleu marin. Elle saisit sa brassière, son chandail à manches courtes noire et sa chemise blanche. Après avoir boutonné les derniers boutons de sa chemise, elle prit son jean et retira son bas de pyjama et enfila son pantalon.
-Descends Virgine!
-J'arrive maman.dit-elle d'un ton endormi.
Elle ouvrit la porte de sa chambre qui émit un grincement sonore. C'était la première fois que cela arrivait et cela ne présumait rien de bon. Elle sortit de sa chambre sombre et entra dans le couloir.Virginie mit ses souliers sport qui se trouvait au bout de couloir, descendit les escaliers de bois et se rendit dans la cuisine où sa mère tendait devant elle une feuille avec un sceau qui se composait d'une rose rouge entourée d'épines noires dans un cercle qui aux extrémités droite et gauche avaient une aile de chauve-souris.
-Nous avons finalement reçu la lettre du pensionnat Lépine Rouge. dit-elle le sourire au visage
Virginie saisit délicatement le message des mains de sa mère et commença à lire.
Chère mademoiselle Virginie Desrosiers,suite à la demande de madame Desrosiers pour votre admission dans notre collège de haute avancée en étude. Après avoir vérifié vos aptitudes sociales, vos capacités d'adaptation et vos notes en étude, nous en avons décidé, après plusieurs mois d'attente, de vous envoyer cette lettre pour vous annoncer que votre demande a été acceptée et que le premier juillet nous enverrons un autobus à neuf heures précises.Veuillez apporter tous vos objets personnels car vous ne pourrez plus revenir chez vous sauf pendant les vacances de Noël. C'est désormais chez nous que vous résiderez.
P.s: arrêtez de faire ces yeux étonnés .Comment pensez-vous que votre mère réagirait à cette réaction?
Virginie leva ses yeux de la feuille.
-Virginie ça va?
En effet il était prévisible qu'elle réagisse ainsi. Depuis que son père était mort du cancer, elle vivait seule avec sa mère qui avait de la difficulté à se remettre de son deuil et à s'occuper d'elle. En fait Virginie savait que cela ne lui ferait que du bien d'avoir moins de poids sur les épaules. Elle pourrait aussi trouver quelqun avec qui vivre.
-Oui,oui je suis juste heu.....(réfléchis... Virginie allez réfléchis)...surprise...
Rosalie s'approcha de sa fille et la serra fort dans ses bras et laissa quelques larmes couler le long de ses joues.
-Ma fille,je suis si fière de toi!
Le teint de Virginie commença à tourner au rouge.
-Maman, tu m'étouffes...
Elle la lâcha et essuya les larmes qui restaient acrochées aux coins de ses yeux. Puis, d'un signe de main indiqua à sa fille de sortir de la pièce.
-Allez, il se fait tard. Va faire ta valise.
Virginie tourna la tête regardant la vieille horloge de sa grand-mère.
Il était déjà huit heures quarante-cinq. Déjà!!!
Elle sortit à la course de la pièce, monta les marches quatre à quatre, franchit le couloir à la vitesse éclair et faillit se retrouver face contre terre en s'accrochant dans le cadre de sa porte de chambre. Elle était maladroite avec presque tout. Elle prit sa valise noire et la déposa sur son lit. Elle défit les courroies de cuir qui retenaient celle-ci fermée. Elle ouvrit sa penderie et récupéra tous les vêtements pêle-mêle. Elle les plaça ensuite dans son bagage. Elle prit ensuite son pyjama qui trainait toujours sur le sol puis se redressa lentement. Huit heures cinquante-neuf. Elle déposa son pyjama dans sa valise et referma les courroies de cuir. Elle allait sortir de la pièce quand elle se souvint de son manuscrit. Elle fit marche arrière et le prit dans ses mains, hésita puis le mit dans le sac d'école qu'elle avait préparé voilà déjà quelques semaines.
Elle sortit de sa chambre et en fermant la porte elle lança un dernier regard à la pièce dépourvue de lumière.
Elle entendit le bruit d'un véhicule et le bruit régulier de la sonnette. Virginie se dirigea dans les escaliers.
-J'arrive!
Elle parcourut rapidement le couloir de l'entrée et ouvrit la porte. Un homme de bonne taille s'y trouvait, il portait un costume noir celui d'un majordome. Il s'inclina devant Virginie et prit ses bagages. Sans se redresser il dit "Mademoiselle votre voiture est arrivée et votre chauffeur vous attend."
Virginie rougit aussitôt. Ce collège traitait ses élèves comme des nobles.Le majordome se redressa et indiqua à Virginie de le suivre. Elle fit un pas à l'extérieur mais, elle s'arrêta sentant quelqun dans son dos. Elle se retourna. Sa mère se tenait là, dans sa main elle tenait un petit objet.
Virginie s'approcha et sa mère lui présenta un collier qui avait comme pendentif une croix noire en argent qui en son centre avait un rubis rouge. Virginie lui tourna le dos et souleva ses cheveux comme lorsqu'elle était enfant et que Rosalie devait lui attacher un collier. Rosalie entreprit alors d'attacher la petite chaîne presque invisible sur le cou de sa fille. Quand elle fut bien attachée, Virginie toucha la croix du bout des doigts.
-Elle est magnifique...
Rosalie soupira.
-Ton père et moi voulions t'offrir ce présent à la fête de tes seize ans mais tu ne seras pas là alors je veux te la donner maintenant.
Elle embrassa sa fille sur la joue puis elle partit à ses occupations.Virginie sortit de la maison et ferma la porte de coup mais, juste avant quelle ne soit complètement fermée elle murmura "Je t'aime maman." Finalement la porte se ferma en un petit claquement.
Rosalie regarda par la fenêtre sa fille unique partir loin d'elle pour une durée indéterminée. Elle la vit entrer dans la limousine par la porte que le majordome maintenait ouverte devant elle. Rosalie déposa sa main contre le carreau de la vitre. Une larme glissa le long de sa joue. La portière se referma sur sa fille. Elle vit le marjordome mettre les bagages dans le coffre arrière et se rendre à l'avant du véhicule et entrer à l'intérieur.
-Jerry partons!
Alors seulement lorsqu'elle ne vit plus que l'arrière de la voiture alors seulement elle dit la phrase que sa fille aurait tellement voulu entendre de ses lèvres.
-Moi aussi je t'aime Virginie!dit-elle en s'appuyant contre la vitre.
La voiture était sombre à l'intérieur. Un lustre pendu au plafond envoyait une douce lumière dans le compartiment entouré de fenêtres teintées.Virginie était assise sur un siège de cuir noir rembourré de plumes d'oie. Ses pieds reposaient sur un tapis de velours rouge sang. Elle était presque tombée endormie. Dans la limousine se trouvait une télé haut plasma et en-dessous se trouvait un bar de glace rempli de divers liquides différents. Certains d'entre eux dégageaient des odeurs enivrantes. Les yeux de Virginie se refermaient lentement et finit par s'endormir.
On entendit le moteur de la voiture s'arrêter et le bruit d'une portière que l'on ouvre mais, cette fois-ci, ce n'était pas un majordome. Un jeune homme d'un quinzaine d'années entra dans la limousine. Il portait un long manteau noir qui atteignait presque le sol. Il portait à sa main gauche une bague argentée ornée d'une chauve-souris noire. Il s'approcha de Virginie et lui secoua légèrement l'épaule. On ne pouvait voir son visage car elle était couchée sur le ventre.
(Elle est si chaude)pensa-t-il.
Il caressa le haut de son dos vers le coeur. Elle bougea la tête vers le garçon celui-ci retint son souffle.
(Je l'ai déjà vu...dans mes rêves...)
Il caressa son visage endormi. Il la prit dans ses bras et sortit de l'automobile. D'un signe de tête il indiqua au majordome de prendre les bagages et de le suivre. Il entra dans le grand bâtiment de pierre noires. C'était la règle au collège: il fallait chercher dans l'arrêt des autobus l'élève qui partageait votre chambre. Normallement les filles étaient ensemble et les garçons de même mais, cette fois, c'était différent. C'est lui qui avait choisi de prendre cette fille sous son aile parce qu'elle représentait quelque chose à ses yeux. Même s'il n'en avait jamais eu la preuve de son existence. Il monta plusieurs marches jusqu'au vieux clocher dans lequel il vivait au-dessus des autres étudiants avec son ami Emmanuel qui habitait la chambre à côté de lui.
Il tourna le couloir d'un bon rapide sans réveiller son précieux fardeau. Il ouvrit la porte de sa chambre. Un autre garçon se tenait appuyé contre un mur.
-Tu es certain que c'est une bonne idée d'avoir une humaine dans ta chambre, dit-il avec dédain.
Il déposa Virginie sur un lit opposé au sien. Le garçon secoua ses mains dont l'une avait une bague avec deux cornes rouges.
-Ombre réponds!!!
Virginie battit des paupières. Avait-elle bien entendu?
-Ombre...murmura-t-elle
-Emmanuel, sors d'ici tu sais qu'il ne faut pas qu'elle sache les choses qu'il y a ici.
-Ok,ok, pas besoin de monter sur tes grands échelons.
Il sortit de la pièce en fermant la porte à grand fracas.Ombre soupira vraiment Emmanuel s'amusait bien à lui compliquer le travail. Il s'approcha de Virginie et lui caressa le visage en murmurant des paroles hypnotisantes.
-Oublie ce que tu as entendu et dors jusqu'à l'aube.
Elle ferma les yeux.